CONSEIL FEDERAL DU 24 JUIN 2009
Compte rendu des débats établi par des camarades de la motion E
Le premier fédéral ouvre les travaux en faisant état des démissions successives de Robert VERHEUGE (délégué thématique) et de Mireille COURDEAU (1ère secrétaire adjointe), il indique qu’il prendra la charge du budget mission initialement dévolue à Mireille.
Compte rendu des débats établi par des camarades de la motion E
Le premier fédéral ouvre les travaux en faisant état des démissions successives de Robert VERHEUGE (délégué thématique) et de Mireille COURDEAU (1ère secrétaire adjointe), il indique qu’il prendra la charge du budget mission initialement dévolue à Mireille.
Il poursuit en signalant qu’une évaluation du travail des uns et des autres sera effectuée.
Il souhaite que le PS 82 reconstitue des réseaux.
On évoquera durant les vacances d’été le futur organigramme fédéral.
Patrice GARRIGUES estime que quatre démissions en 6 mois de fonctionnement de la nouvelle équipe ça fait beaucoup.
Le premier fédéral répond que ce point sera traité à la fin de la réunion lors de l’évocation des questions diverses.
Patrice GARRIGUES rappelle que le trésorier fédéral doit être membre du secrétariat fédéral donc par définition du conseil fédéral ; il indique que selon lui en cas de contrôle la légalité doit être respectée. Il demande à ce que cette intervention figure au procès verbal de la séance.
Le premier fédéral passe ensuite la parole à Patrick MARTY qui dresse un bilan du résultat des élections européennes en Tarn et Garonne. Il convient que ce résultat n’est pas bon pour notre parti et indique que hors mis quelques exceptions en Europe, l’influence des partis sociaux démocrates est en net reflux.
Concernant notre pays, le reflux est de même nature « les propositions manquaient de charme, les candidats du parti étaient peu médiatiques enfin nous avons payé le congrès de Reims ». Il voit toutefois quelques lueurs d’espoir notamment si on examine la situation de la gauche en général qui est majoritaire dans le pays. Les abstentionnistes sont à reconquérir.
Localement la déperdition de nos voix s’est faite au bénéfice des autres formations de gauche.
Notre campagne a-t-il conclu a été une campagne où les militants se sont investis !
Jean-Luc BECQUAERT rappelle les points forts de la campagne essentiellement axés autour de la visite en Tarn-et-Garonne de nos deux candidats tête de liste.
La fédération a engagé une dépense de 4 759 € dont une partie sera prise en charge dans le cadre du remboursement des campagnes électorales.
Magali LLOP regrette que de nombreux membres de son entourage aient voté écolo, elle estime que la raison est l’image négative que nous véhiculons elle pense qu’il faut renouveler.
Patrice GARRIGUES lui répond en indiquant que le nouveau a la fâcheuse tendance à devenir très rapidement de l’ancien. Il brosse en quelques point les raisons qui, selon lui, ont conduit à l’échec car il s’agit bien d’un échec :
1. Nous avons payé le votre référendaire et la désunion du parti sur ce point, nous avons également payé au prix fort le désastreux congrès de Reims et la division qui s’en est suivie.
2. Le choix des candidats a échappé aux militants. La grande majorité de ces candidats n’ont d’autre activité professionnelle que la politique. De surcroît, nous n’avons pas eu un leader national à la conduite de la campagne
3. Enfin la stratégie développée a été calamiteuse, nous n’avons pas parlé d’Europe mais anti-Sarko et bouclier fiscal.
Patrice conclut en disant que la concorde c’est de pouvoir travailler ensemble sur un même projet, il estime qu’on n’en est pas encore là !
Jacques GRANIE pense également que l’on n’a pas parlé d’Europe et que ceux qui en ont parlé ont gagné ! Il relève néanmoins un point positif, c’est que la droite est minoritaire dans le pays. La question sur laquelle nous devons nous accorder c’est la place du parti dans l’échiquier de la gauche en rappelant que les partis plus à gauche n’ont pas réussi leur percée.
Franck BOUSQUET relativise les résultats au regard du mode de scrutin et au regard de l’histoire. Ce qui fait la force d’un parti comme le nôtre c’est le collectif, à jouer sur les Hommes nous perdrons.
Christian MANRIC indique que cette défaite était inscrite depuis déjà quelques temps. Kader a perdu la moitié de ses voix entre les deux scrutins, l’image du parti est émoussée, elle fait désormais figure de repoussoir.
Jean-Marie BENCE reproche la désunion que nous affichons, c’est une image désastreuse pour nos sympathisants.
Gilles RAUFAST fait le constat que les réunions de campagne n’ont rassemblé que des militants et encore en petit nombre !
Pour André ROHEE le mal vient de ce que nous ne parlons qu’entre nous, il faut savoir écouter le peuple de gauche.
Patrick MARTY constate que la social démocratie ne fait plus rêver, on est toujours dans le ni-ni, le choix de société n’a toujours pas été tranché.
Damien HENNIQUE souhaite que le parti se remette au travail et se pose trois questions essentielles :
1. Où est le PS ?
2. Qui sommes nous ?
3. Que faisons nous ?
Il pense que nous devons retrouver un socle idéologique et construire un projet économique écologique.
Sylvain BECQUAERT : Sarkozy a fait 29% ce qui est sa cote de popularité. Il faut « fonder un parti », changer les moyens de communications, et faire un projet de société basé sur la décroissance.
Etienne ASTOUL : la social-démocratie va être difficile car elle est pillée par Sarkozy. La seule façon de s’en sortir : il faut une nouvelle équipe à la tête du parti, puisque localement on gagne et que nationalement on perd.
Marie-Paule REDON : Il y a eu un repli sécuritaire important : les écologistes ont plu car ils parlent de santé et d’avenir. Le vote Sarko est également sécuritaire, il donne l’impression de nous protéger. Comment repartir ? S’afficher ?
Jean ORLIAC : 2 axes. Sommes nous en capacité d’avoir un discours lisible et unitaire. Peut-on rassembler des gens de gauche ?
Jean-Claude GROS : si on enlève le secrétariat fédéral, les secrétaires de sections, où sont les militants ? Combien va-t-on en garder ?
Pierre BOISSAC : il y a une crise progressive, l’architecture du PS est clivante.
Liliane MORVAN : la discipline pour que ça marche il faut que les gens soient fédérés.
Patrice GARRIGUES prend la parole sur quatre points qui ont été évoqués :
1. le vote référendaire a entrainé le clivage, il n’était pas politique mais stratégique. Depuis lors chacun s’affranchit en toute impunité de la discipline de Parti !
2. Les vieux sont allés voter car ils sont motivés, ils savent ce qu’a apporté l’Europe au moins au niveau de la paix entre les peuples.
3. La ligne du parti : elle est claire, on a voté un préambule, le PS est réformiste et a vocation à gouverner. MELENCHON a quitté le parti car il ne s’identifiait plus à cette ligne. Ceux qui ne se retrouvent pas dans un parti réformiste et social démocrate disposent désormais d’une offre politique à notre gauche qui devrait leur convenir !
4. Le militantisme dans la campagne : les villes et les villages dans lesquels sont implantées des sections n’ont pas eu de résultats meilleurs.
Christian MANRIC : ce qu’a dit Jean-Claude GROS est essentiel, le Conseil Fédéral est l’instance décisionnelle et la seule. Il faut régénérer le militantisme : il faut réfléchir sur les motions ; elles ne devraient pas être clivantes mais enrichissantes. On oppose trop les vieux et les jeunes.
Etienne ASTOUL veut donner un message d’espoir en rappelant qu’en 1994 le résultat européen avait été catastrophique et qu’il avait été élu moins d’un an après.
Pour Franck BOUSQUET la crise génère un repli conservateur qui s’efface dès la reprise. Il constate que la manière de militer a changé, il ne faut plus compter sur des armées de militants prêts à distribuer des tracts ou autres, le militant a tendance à zapper sur ce qui ne lui convient pas.
Valérie RABAULT est d’accord avec Patrice : le profil des candidats doit être initié par l’activité sociale et professionnelle des candidats, notre parti ne doit pas devenir un parti d’élus. Elle aussi estime que les militants sont épuisés.
Monique FAVIER constate que la communication durant cette campagne a été très mauvaise.
Thierry HAMELIN est très pessimiste en constatant que nos élus locaux sont en général reconnus comme de bons gestionnaires mais que par ailleurs le Parti ne fait plus rêver. Il faut nécessairement arriver à une concorde et à un consensus.
Sylvain BECQUAERT considère que l’Europe n’est pas un but mais un moyen. Il faut poser le statut de l’élu.
Dominique SARDEING a trouvé cette campagne particulièrement difficile : elle a parlé d’Europe tout au long de la campagne mais la population est dans la difficulté et les citoyens ne sont pas allés voter. Va-t-on finir comme le parti radical et le parti communiste ?
ELECTIONS REGIONALES
Le premier fédéral ouvre le chapitre en faisant part de sa volonté de faire respecter notre parti en Tarn-et-Garonne notamment dans le cadre des négociations avec le Parti Radical de Gauche. Il compte pour cela sur l’appui des 7 autres premiers secrétaires de la région !!!
Patrice GARRIGUES pense que la tâche risque d’être ardue. Le Président du Parti Radical de Gauche ayant indiqué qu’il ne souhaitait pas entrer au gouvernement car : « il tient trop à son Tarn-et-Garonne ».
Pour JM PARIENTE, on ne peut pas se permettre de partir tout seul.
Christian MANRIC rappelle la difficulté des dernières négociations régionales ainsi que la règle qui a présidé à l’élaboration des listes.
Le premier fédéral voudrait que les militants ne soient pas dépossédés de la désignation des candidats.
Jacques GRANIE pense qu’il faut raisonner dans la logique régionale pour l’élaboration de la liste.
QUESTIONS DIVERSES
Daniel constate qu’il y a plus de monde à cette réunion du conseil fédéral qu’à la dernière qui devait travailler sur la campagne.
Patrice GARRIGUES demande au premier fédéral de lire les lettres de démissions et souhaite savoir quelles suites seront données.
Mireille COURDEAU explique le sens de sa démarche, initiée par des dysfonctionnements l’empêchant de mener à bien l’exécution des mandats qui lui avaient été confiés. Elle indique enfin que si Robert n’est pas là c’est qu’il n’est pas membre du conseil fédéral et qu’elle ne peut s’exprimer en son nom.
Jacques GRANIE indique qu’il a écrit au 1er secrétaire et qu’il avait dans son courrier demandé à ce que sa lettre soit lue au conseil, lettre dans laquelle il pointe les mêmes dysfonctionnements.
« Je n'avais pas compris encore que les décisions étaient prises par un groupe que tu présides de S. Fédéraux et de S. de Section, et que le Conseil Fédéral n'était plus l'instance de décision devant approuver tes propositions d'action. »
Patrice GARRIGUES rappelle avec force que le conseil fédéral est la seule instance politique décisionnelle. Robert VERHEUGE l’a fait destinataire de son courrier, courrier qui pointe un dysfonctionnement lié au rôle prépondérant des « conseillers politiques » du 1er fédéral au détriment du fonctionnement démocratique des institutions (secrétariat fédéral et conseil fédéral).
« La fédération départementale a depuis quelques mois, pas mal de réussites à son actif (mise en marche de certaines des délégations thématiques, implication de jeunes, site internet, journal Action Socialiste, etc.) mais son fonctionnement politique est à mon avis parfois « a-démocratique ». Certes, il existe un secrétariat et un conseil Fédéral, mais tu t’es entouré de 2 à 3 personnes qui constituent ton conseil ou plutôt elles t’ont entouré comme des footballeurs marquant un joueur.
Ces personnes, cent exemples le prouvent, dépassent largement le rôle de conseil en amont des décisions mais aussi en aval. J’en ai fait deux fois l’expérience, mais ne suis pas le plus touché par le phénomène. »
Patrice rappelle également que le poste de trésorier fédéral est un poste nécessairement dévolu à un membre élu du conseil fédéral. Il a pris l’attache de François REBSAMEM qui dans un courriel lui a confirmé cette position.
Il demande également qui a le droit d’écrire dans « Action » et regrette qu’un article qui a été remis en main propre au premier secrétaire fédéral n’ait pas été publié.
Le premier fédéral affirme, sans les montrer, qu’il a pris toutes les garanties concernant l’attribution du poste de trésorier à un simple militant de la fédération. Concernant la presse du Parti elle est soumise à une ligne éditoriale.
Mireille COURDEAU rappelle le fonctionnement d’une association loi 1901. En aucun cas le Président d’une association ne peut en être le trésorier ce que le premier fédéral envisageait initialement.
Christian MANRIC trouve dans ces quatre démissions de militants, confirmés et de grande valeur, (Jean-Robert SERNY, Jacques GRANIE, Robert VERHEUGE, Mireille COURDEAU) des raisons de craindre pour l’avenir. Il regrette que l’équipe mise en place après le congrès n’ait pas su, ou voulu, rassembler l’ensemble des forces militantes du parti.
A ce propos, Anne-Marie AYNIE demande quand seront mises en place les nouveaux secrétaires fédéraux issus de la motion E.
Le premier fédéral, peu amène et plein de fiel, lui répond qu’il ne souhaite pas travailler avec des gens qui ne sont pas là pour construire.
A ce sujet, Patrice GARRIGUES lui demande si c’est dans le cadre de la construction et du rassemblement qu’il répand de façon tout à fait subjective « qu’il ne pouvait pas travailler avec Patrice car il aurait fait perdre la liste municipale ».
Subjectivité pour subjectivité, Patrice constate qu’on pourrait également imputer à un candidat au conseil général qui aurait fait campagne sur le thème « lui c’est lui (en parlant de Claude MOUCHARD) et moi c’est moi », et qu’au final il y a 500 voix d’écart sur son canton, entre le scrutin cantonal et municipal, une autre des raisons de l’échec municipal à Montauban.
Anne Marie AYNIE sait bien qu’il classe les militants en « gentils » qui collaborent et « méchants » qui sont là pour nuire ! Elle revendique sa qualité de militante, militante qu’elle a toujours été, notamment quant elle a travaillé aux différentes élections qui se sont succédées. Pour sa part elle ne collabore pas et n’est pas spécialement gentille elle est tout simplement une militante du Parti.
Thierry HAMELIN partage cette opinion rappelle que dans les textes du congrès de REIMS il y a tout pour rassembler. Il est navré de constater que rien n’a été initié en ce sens au niveau local.
Après que le premier fédéral ait indiqué « qu’on verrait après les vacances » et dans une grande confusion la réunion se clôture à 0 h 30.
Anne-Marie, Patrice.
NDLR : En plus de vingt ans de présence au conseil fédéral nous n’avons jamais connu une telle ambiance.
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Au nom de toutes et tous les camarades et ami(e)s, signataires de la motion E qui l'ont soutenue et qui y croient encore et toujours, je tiens à remercier chaleureusement Anne-Marie et Patrice pour ce compte-rendu non sectaire et très détaillé !
Merci beaucoup à tous les 2,
VIVE LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE ET VIVE LE RESPECT DES MILITANTS !
Bises amicales de votre animatrice, Françoise.


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